LA TELE-COREALITE

24 novembre 2005

The last word!

"Les couleurs de la vie paraissent vraiment vraies quand on les voit sur un écran."

Stanley Kubrick

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The end

Ainsi se termine mon blog... En effet, dans quelques semaines (quelques jours même!) les partiels vont commencer et ce blog va devoir être évalué! Dommage, j'ai encore tellement de choses à écrire! Finalement, ce travail qui, au départ était un devoir obligatoire, est devenu pour moi une expérience passionnante. Je pense d'ailleurs que je continuerai, de temps en temps, à poster quelques articles pour mettre à jour ce blog.

Actuellement, je suis en train de lire "1984" de Georges Orwell, roman avec lequel je souhaite faire un lien avec la télé-réalité, dans un prochain article!

Enfin, grâce à ce travail, j'ai eu la chance de rentrer en contact avec une étudiante de l'Université de Laval, au Québec, qui me propose de travailler en collaboration avec sa promotion sur le thème des émissions de real-TV. Affaire à suivre...

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Les énergies, par Natalia Svarinska

Laissons un instant la télé-réalité de côté pour nous intéresser à un sujet moins futile. Natalia Svarinska, une étudiante de ma promotion, a choisi "les énergies" comme thème pour la réalisation de son blog. Si j'ai choisi de vous présenter son travail, c'est parce que, comme elle, je suis très intéressée (et inquiétée) par ce sujet.

Pour accéder au blog des énergies, il suffit d'entrer l'adresse http://nsvarinska.blogspot.com. Une page aux nuances de vert s'affiche alors. Le ton est donné, c'est la défense de la nature dont il est implicitement question ici.

Tout au long de son travail, Natalia va rappeler aux lecteurs que les énergies ne sont pas des ressources inépuisables et qu'il est important de les utiliser à bon escient. Elle va tenter de nous faire prendre conscience que nos sociétés gaspillent de l'énergie, et que la notion d'économie doit devenir une priorité...

Ce blog consacré au thème des énergies soulève inévitablement le sujet délicat de la pollution. Ainsi, l'auteur propose plusieurs articles présentant des solutions. Natalia nous informe par exemple des différentes associations qui existent pour lutter contre ce problème. Parmi ces associations, on peut citer: Défi pour la terre, ou encore Save the planet, qui proposent des petits gestes simples, mais qui à long terme sont efficaces contre la pollution.

De nombreux articles permettent aussi aux visiteurs d'être au courant de l'actualité en matière d'énergies. Ainsi, nous apprenons que lors du dernier Sommet Mondial de la Société de l'Information (16-18 Nov. à Tunis) l'importance des TIC dans la gestion de catastrophes naturelles a été prouvée.

Pour résumer, Natalia Svarinska nous offre ici un blog simple, utile et intéressant, que chacun d'entre nous devrait lire. Les articles, plutôt brefs mais de qualité permettent aux visiteurs de réaliser à quel point les énergies sont essentielles à la survie de notre planète et donc de notre espèce. 

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I want a famous face!

Après les shows de l'aventure, les émissions de compétition, les programmes de séduction, la télé-éducation, la télé-assistance, la télé-réalité se lance dans un nouveau genre: la télé-scalpel! Et oui, si l'on croyait avoir tout vu en matière de real-TV, il suffit de regarder l'émission "I want a famous face" pour comprendre que la télé-réalité a encore bien des ressources (et quelles ressources!). Allons voir d'un peu plus près le principe de cette émission, en consultant le site américain: http://www.mtv.com/onair/dyn/i_want_a_famous_face-2/series.jhtml? 

Ils sont douze, ils sont jeunes et ont des rêves de paillettes pleins la tête, dont celui de ressembler à leur star préférée... MTV se met à leur service! Avant, pendant et après leur transformation physique, les caméras de la chaîne musicale vont tout filmer: bistouri, cri, douleur, etc. Tout doit être montré aux téléspectateurs: âmes sensibles s'abstenir! Mike et Matt, des jumeaux de 20 ans, ont été les premiers cobayes. Ils ont déboursés près de 40 000 euros pour ressembler à Brad Pitt... Jugez par vous-mêmes!

pic_patient_matt

thm_main_mm_jesse_821Il y a aussi Jesse, nouveau Elvis Presley, Mia, future sosie de Britney Spears, Gia, un transsexuel rêvant de devenir la prochaine Pamela Anderson, ou encore Michael/Jessica (qui doit changer de sexe au passage!) fan de Jennifer Lopez... Tous ont accepté de passer sur le billard, avec les risques que cela comporte!

Sur le site de MTV, le visiteur a la possibilité de regarder les archives des émissions de toutes les saisons précédentes... Un petit résumé est à chaque fois proposé. On peut aussi obtenir des informations pour participer à l'émission ou à d'autres programmes diffusés par MTV.

Aujourd'hui, "I want a famous face" est un véritable succès aux Etats-Unis, et elle entraîne inévitablement des conséquences sur la société américaine: la majorité des filles veulent ressembler à Brithney Spears ou Pamela Anderson, avoir les lèvres siliconées et les seins refaits! Les hommes, quant à eux, sont prêts à payer des fortunes pour ressembler à Brad Pitt ou Arnold Schwarzenegger...  Pourtant, devant ce clonage à répétition des mêmes beautés ennuyeuses, il est difficile de croire que les américains ne se lassent pas!

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Starting over, dernière née des émissions de télé-réalité

Depuis quelques années, la télé-réalité se donne de nouveaux objectifs et notamment celui de pallier aux carences de certaines institutions ou de venir en aide à des personnes ayant certaines difficultés. Les programmes veulent aider à se nourrir, à se rencontrer, à s'instruire... Ainsi, par exemple, "le Pensionnat de Sarlat" propose à ces participants une école stricte et disciplinaire et "Super Nanie" met au service de parents résignés une "experte" de l'éducation des enfants. L'an passé, TF1 avait déjà diffusé une émission de ce type, "The Queers", et aujourd'hui, elle lance à nouveau un programme de ce que l'on peut appeler la "télé-assistance".

            Cela faisait près d'un an que Jimmy Blibaum (responsable du développement de Loribel, maison de production de L. Bataille et P. Fontaine) se battait pour la diffusion de "Starting Over", un programme du réseau NBC aux Etats-unis et qui fait, depuis trois saisons déjà, un petit malheur d'audience. Ainsi, le lundi 7 Novembre, TF1 diffuse la première émission de la version française. Le concept est simple: réunies dans une grande villa parisienne, six femmes en difficulté, âgées de 18 à 50 ans, sont coachées par deux spécialistes du mieux-vivre. Le résultat, c'est le télé-spectateur qui en juge derrière son écran. "Mais attention, prévient J. Blibaum, ce n'est pas de la télé-réalité. Il n'y a pas d'artifice de jeu ni d'élimination." Certes! Mais Monsieur Blibaum oublie de préciser que 6 caméramen filment les participantes (soit un caméraman par participante) et que les heures de tournage sont de 8h à 19h non stop, avec visite des proches, témoignage devant la caméra d'un confessionnal, et tutti quanti!         

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             Manque de confiance? Instabilité amoureuse? Passé lourd? Désormais, la télé-réalité vous donne la possibilité d'aller mieux... Moyennant quelques heures d'exhibition devant la caméra bien sûr! Merci qui? Merci TF1!

(Source: Télé-loisir n°1027)

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23 novembre 2005

L'enjeu financier des émissions de télé-réalité

Si depuis septembre 2001, le nombre d'émissions de télé-réalité n'a cessé d'augmenter, ce n'est pas pour nous divertir! L'enjeu est beaucoup plus matériel, il s'agit de gagner de l'argent, car la diffusion des programmes de real-TV est très lucrative!

          Une émission comme Loft Story ou encore la Star Academy ne coûte finalement pas très cher, en tout cas, pas plus qu'une série. Tout d'abord, il n'y a pas d'acteurs à rémunérer. En effet, les participants ne sont pas payés mais défrayés (en particulier quand ils quittent leur emploi pour participer à l'émission). Ils touchent en moyenne 500 euros par semaines et 33,33% des montants des cessions de toutes les photos sur lesquelles ils figurent... Un "salaire" bien léger lorsqu'on sait ce que rapporte une émission de real-TV... La Star Academy saison 4, par exemple, a coûté en fabrication 16 millions d'euros pour quatre mois de tournage et a rapporté 100 millions d'euros... Mais d'où proviennent ces sommes colossales?

  • Lors du recrutement des candidats, la première étape passe par une inscription téléphonique payante, en moyenne 40 centimes d'euros. Pour Pop Stars, il y a eu 80 000 candidats... Faites le calcul... Dans le même ordre d’idée, lors de la finale du loft, il y a eu plus d’un million de votes pour la gagnante (Loana), sachant que chaque appel, ou envoi de sms était bien sûr payant.
  • Dès septembre 2001, les ventes d'abonnements pour le câble explosent. Les gens veulent regarder le loft 24 heures sur 24 ! Il y a aussi l’accès payant sur internet pour regarder ces shows en direct, sans oublier les numéros de téléphone où l’on peut écouter en live ce qui se passe.
  • À cela s'ajoute la presse people, friande d’informations croustillantes sur la vie de chacun. Les tirages des magazines augmentent car les téléspectateurs des émissions de real-Tv sont aussi les principaux lecteurs de cette presse "spécialisée".
  • Enfin, il y a la publicité, dont les tarifs sont en hausse pendant les tranches horaires des émissions et qui débourse énormément d'argent pour avoir ses produits annoncés avant l'émission...

festidroithommeaff20052Ainsi, argent, télévision et publicité sont trois mots qui s'accordent très bien dans l'univers de l'audiovisuel! Et pour résumer cette idée, voici une citation de P. le Lay, PDG de TF1 : "Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective business, soyons réaliste: à la base, le métier de TF1 c'est d'aider Coca-Cola à vendre son produit. Or, pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont vocation de le rendre disponible. C'est-à-dire de divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du cerveau humain disponible".

(Source: L'enfer du décor, J-Marc Morandini, L'Archipel, 2005)

(Image: http://www.commeaucinema.com/images/news/)

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Le Sommet Mondial de la Société de l'Information en Tunisie, quel paradoxe!

Il y a quelques jours, la Tunisie accueillait le Sommet Mondial de la Société de l’Information (SMSI). Soutenu par l’Organisation des Nations Unies (ONU), cet évènement rassemble de nombreux ambassadeurs et a pour objectif de trouver des solutions aux problèmes de la fracture numérique entre les pays du Nord et ceux du Sud. Si, en décembre 2003, Genève n’avait eu aucune difficulté à recevoir ce rassemblement, cela n’a pas vraiment été le cas, cette année, pour la ville de Tunis… Considérée comme un pays bafouant les principes de liberté d’expression et de droit à l’information, la Tunisie a fait couler beaucoup d’encre. Pourquoi avoir choisi ce pays pour accueillir un tel évènement ? Un choix pour le moins paradoxal ! 

        À la veille de l’évènement onusien, les tunisiens s’attendaient à quelques gestes d’ouverture de la part de leur président Ben Ali… Il n’en fut rien ! Mardi 15 novembre, Maître Mokhtar Trifi, président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme, allume son ordinateur. Tout est verrouillé. «Veuillez vérifier le nom», «Impossible d'afficher la page». Internet, dont la gouvernance constitue pourtant l'un des sujets clés du sommet, est étroitement surveillé en Tunisie. «Près d'une vingtaine d'internautes sont actuellement emprisonnés, souvent pour avoir simplement téléchargé un article ou l'avoir envoyé à un ami», déclare Samir Ben Amor, un avocat, membre de la LTDH…

Côté presse écrite, le tableau est le même. Il y a : le groupe Dar El Anouar (4 journaux dont deux quotidiens), Dar Essabah (3 journaux dont deux quotidiens), la presse people ou le magazine Réalité (information politique pour l’intelligentsia tunisienne). La presse tunisienne doit respecter la censure politique qui vient entacher la liberté d’expression : critiques du gouvernement et discours des leaders de l’opposition sont bannis ; l’activité présidentielle et la photo du Président Ben Ali doivent figurer à la aliune des quotidiens ; aucune tribune ne doit être accordée à des figures de l’opposition… Ceux qui tentent d’occulter ces principes sont sévèrement punis. Sihem Bensedrine, rédactrice en chef du journal en ligne Kalima, a été incarcérée sept semaines en 2001 pour avoir accusé un juge et le beau-frère de Ben Ali de corruption. Elle continue de subir des campagnes de harcèlement. En effet, en Tunisie, la répression prend souvent la forme de tracasseries, de brimades, de diffamations à caractère sexuel, d'actes de vandalisme ou d'agressions physiques. Ainsi, il y a un an, S. Bensedrine a été rouée de coups, en pleine rue…

Côté télévision, Canal 7 et Hannibal Tv se partagent l’audience. Cependant leurs programmes sont là encore régis selon plusieurs règles. Si, par exemple, dans nos sociétés occidentales, les émissions de télé-réalité envahissent les chaînes, aucune n’est diffusée en Tunisie. Dans un pays où toute parole, tous faits et gestes doivent être contrôlés, la real Tv n’est pas envisageable…

Devant la situation oppressante du pays, certains opposants tentent de faire évoluer les choses. Ainsi, depuis le 18 octobre, sept personnalités tunisiennes observent une grève de la faim. Ils espèrent ainsi obtenir le respect des libertés publiques et la libération de 400 prisonniers politiques. Malheureusement, le gouvernement ne l’entend pas de la même oreille. Pour Ben Ali, il ne s’agit que d’une mise en scène servant à entacher l’image du pays…

annanAinsi, c’est un sommet de l’information muselé qui a eu lieu cette année en Tunisie ! Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, avait pourtant insisté sur la liberté d’expression lors d'un entretien à Tunis avec le président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali, avant le début du sommet. Mais le passage à tabac de l’envoyé spécial de Libération, le 11 novembre, prouve bien que le pays ne respecte aucunement les libertés publiques… Face à cela, la délégation américaine au SMSI a jugé nécessaire de faire part de sa préoccupation. Dans un communiqué de presse, elle s’est ainsi déclarée «déçue de voir que le gouvernement tunisien n'a pas tiré profit de cette importante manifestation pour démontrer son engagement en faveur de la liberté d'expression et d'association en Tunisie».

Aussi, nous retiendrons surtout de cet évènement l’incongruité du choix du pays d’accueil et la polémique que cela a engendré !

(Source: http://www.liberation.fr/index.php?lang=fr, et photos: http://images.google.fr)

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20 novembre 2005

TV, Sex and Drug...

Quelle erreur de prétendre dans mon dernier article que la prise de drogue en direct n'était pas encore à l'ordre du jour!!!! L'émission "Spuiten & Slikken" (qui signifie: se piquer et avaler) prouve en effet que la télé-réalité a encore une fois repoussé ses limites! Ainsi, depuis le 10 octobre, la chaîne néerlandaise NN diffuse ce nouveau concept de real-TV dans le seul but (paraît-il) d'expliquer les effets concrets de la drogue et des diverses formes de comportements sexuels...

           Filemon Wesselink, 26 ans, est l'un des deux participants de ce programme. Son rôle est celui de cobaye. Ainsi, tous les lundis soirs, à partir de 23 heures, les téléspectateurs peuvent l'observer sous l'emprise de différentes drogues: alcool, champignons hallucinogènes, ecstasy, cocaine, LSD, héroine ou encore kétamine. Pour des raisons de sécurité, il est placé sous surveillance médicale pour les expériences les plus risquées...

             Ties van Westing, quand à lui, est chargé de l'étude du sexe. À l'abri de la caméra (étonnamment!!!) , il se livre donc à tous les types d'ébats possibles et vient ensuite rejoindre la présentatrice de l'émission, Sophie Hilbrand, sur le plateau, pour lui livrer ses impressions, ses ressentis, ses émotions...

            Ce concept, qui émane d'une chaîne de télévision publique, a bien évidemment provoqué un débat au Parlement, avant d'être diffusé. Les députés du Parti démocrate chrétien (au pouvoir) se sont inquiétés «du mauvais exemple» donné aux jeunes et d'un éventuel effet «d'incitation» sur leur consommation de drogues. Mais le ministre de la justice, Piet Hein Donner, a refusé d'interdire l'émission, expliquant que la possession de drogues dures pour consommation personnelle n'est passible de poursuites aux Pays-Bas que si elle dépasse 0,5 gramme. «Prendre des drogues est un problème de santé et pas un acte criminel», a déclaré le porte-parole du ministre. En ce qui concerne le volet sexuel, aucune objection n'a été faite...

           Du côté de la chaîne NN, les décideurs ont expliqué que leur seule intention était celle «d'informer les 15-35 ans sur des sujets qui les concernent». Aucune ambition au niveau de l'audimat bien entendu!!!

200510191.obs6077Ainsi, la télé-réalité n'a pas fini de nous surprendre. Après l'accouchement en direct d'une candidate de Big Brother, le 30 août dernier, les néelandais repoussent encore les limites, avec la drogue et le sexe... Un exemple à ne pas suivre mais qui, semblerait-il, séduit un large public, malgrè les nombreuses questions d'éthique qu'il soulève...

(Source: Le Monde du 25.09.05)

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15 novembre 2005

"Le camp des fortes têtes", ou la télé-éducation

Depuis la diffusion de Loft Story en 2001, M6 est souvent présentée comme la chaîne innovatrice en matière de real-TV. En effet, chaque saison, elle lance un nouveau concept de télé-réalité, et cet automne c'est un programme de "télé éducative" qu'elle nous propose...

camp"Le camp des fortes têtes" est l'adaptation française de l'émission anglaise "Brad camp". Elle rassemble six adolescents en difficultés (dépressifs, dépendants au cannabis, violents...) dans un centre réputé de Colombie britannique, loin de toute civilisation, sur l'île de Vancouver. L'objectif est de remettre ces jeunes dans le droit chemin par une "thérapie par la nature".

Les jeunes ont été sélectionnés après une annonce sur la chaîne. Des centaines de réponses ont été envoyées par des adolescents de 15 à 18 ans et leur famille, dépassée par les évènements.

Présentée comme l'émission de la dernière chance, "Le camp des fortes têtes" peut, dans un premier temps, apparaître comme un concept intéressant, valable, utile. Certes, mais n'oublions pas que l'objectif premier de M6 est de faire de l'audience. Et quoi de mieux que six jeunes gens en détresse pour obtenir des images de choc, pleines d'émotion?... En vérité, ces adolescents ne sont que le spectacle de l'émission. Tout est fait pour accrocher l'oeil du téléspectateur: la musique, les images clipées, la voix off, les ralentis, etc.

De plus, l'appellation du programme: "documentaire", est complètement faussée. Il n' y a aucun échappatoire à la caméra pour les candidats, elle est omniprésente. Tout comportement explosif ou tout état de crise doit être minutieusement filmé!

Malgrè tout, on notera comme point positif la bonne représentation du quotidien des travailleurs sociaux.

Ainsi, la vocation sociale de M6 reste encore à prouver. Durant les sélections, la chaîne avait précisé: "Les délinquants et les accros aux drogues seront écartées."... Les participants doivent être en difficulté oui, mais pas trop... Nous n'en sommes pas encore à la prise de drogues en direct. Mais vu le train où vont les choses, ce n'est sûrement qu'une question de temps!

(Source photo: http://www.realtv-fr.net/realtv_53.htm)

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13 novembre 2005

Le Swap, nouvelle tendance de la télé-réalité

Voilà maintenant plus de quatre ans que la télé-réalité occupe le paysage audiovisuel français. Au départ, son succès est indéniable, mais très vite on assiste à une routinisation et banalisation des programmes. Face à cela, les producteurs doivent concevoir de nouvelles émissions, diffuser de nouveaux concepts, pour séduire à nouveau le public... En effet, la télé-réalité se décline à volonté. Après les shows de l’aventure (Koh lanta, TF1), les émissions intervenant dans la vie privée (Confessions intimes, TF1), les « émissions-conseil » (J’ai décidé de maigrir, M6), les programmes de compétition (Star Academy, TF1, Bachelor, M6), la tendance est aujourd’hui au genre « Swap »…

Le Swap représente les programmes de télé-réalité dans lesquels les participants sont invités à « échanger » (traduction de « swap » en anglais) leur vie pendant quelques jours.

vis_ma_vieEn France, c’est TF1 qui lance la première émission de genre swap. Ainsi, en septembre 2001, les téléspectateurs peuvent assister à la première diffusion de « Vis ma vie », présentée par Laurence Ferrari. Le principe est simple. Ce programme propose à des anonymes de partager durant quelques jours la vie d'une personne aux antipodes de leur style de vie ou de leur mode de pensée. Bien entendu, les caméras de « Vis ma vie » filment ces 72 heures de rencontre inédite ! Très vite, l’émission obtient un succès immédiat : près de 3 millions de téléspectateurs la suivent régulièrement. Face à cela, M6 ne tarde pas à lancer à son tour un programme appartenant au genre swap…

Inspirée de l’émission anglaise « Wife Swap », diffusée sur Channel Four, c’est l’émission « On amamans échangé nos mamans » qui marque sur M6 l’arrivée de ce nouveau genre télévisuel. Diffusée pour la première fois le 13 janvier 2004, elle rassemble près de 4 millions de téléspectateurs. Le concept est le suivant : deux mères de famille aux modes de vie et aux principes d’éducation différents échangent leur situation pendant deux semaines. Nouvel environnement, nouvelle maison, nouveaux enfants. La première semaine, les deux mamans se plient aux règles de leur famille d’accueil. La deuxième semaine, elles appliquent leurs propres méthodes.

Au premier abord, le concept peut sembler intéressant. « À l’heure où la famille perd ses attaches collectives, se nucléarise, les parents sont inquiets, se sentent seuls. Une ouverture sur l’autre montre qu’il y a mille façons d’éduquer » explique le psychiatre et conseiller de M6, Serge Hefez. Certes, mais on peut estimer que le concept est un peu trop moralisateur. « On réduit la mère de famille à un trait de personnalité, pour en déduire une compétence, explique le psychanalyste Jacques Arènes. Dès le départ semblent se détacher les figures de la bonne et de la mauvaise mère, on est en plein moralisme, dans la critique implicite du parent qui a mal fait son travail. »

L’exemple de « On a échangé nos mamans » peut s’étendre à toutes les émissions appartenant au genre Swap. Très vite, les participants tombent dans la caricature et le tiers manipulateur de la caméra vient fausser l’authenticité des échanges…

(Source : Le Monde du 27/02/2004, et images: http://images.google.fr)

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